Les maisons de jeux sont soumises à une fiscalité lourde et perturbante pour l’ensemble de la profession. Un barème de prélèvements fiscaux sur le produit brut des
jeux, autrement dit sur la différence entre les mises et les gains des joueurs, est appliqué mais reste inchangé depuis plus de vingt ans.
Aujourd’hui, la question est de reconsidérer ce taux trop élevé et dont tous les casinos en France s’accordent à penser, qu’au vu de la situation économique et financière difficile, le
gouvernement devrait faire un gros effort. Une fois réactualisée et revue à la baisse, la diminution de ce taux qui fera l’objet d’un décret, ne manquera pas d’alléger une situation
beaucoup trop lourde pour les casinotiers, puisque cette fiscalisation renfloue généreusement les caisses de l’Etat et des communes qui accueillent les casinos. Le personnel œuvrant pour
l’ensemble des casinos de France se compose de dix huit mille salariés, ce qui n’est pas négligeable. Point important dont devront tenir compte les pouvoirs publics de l’Hexagone, afin de
protéger tout un système impliquant autant de personnes. D’après les calculs faits à la suite de cette possible baisse du taux de fiscalité sur les jeux, on parle d’une diminution de quarante
millions d’euros ce qui est encourageant. La fiscalité du gouvernement français s’est élevée à un peu moins de trois milliards d’euros pour la seule année 2008.
Les établissements de jeux connaissent à l’heure d’aujourd’hui de sérieux problèmes financiers. La situation est morose et plusieurs facteurs ont impacté la fréquentation des casinos. Entre
autres éléments, on parlera de l’arrêt de la cigarette qui a eu un effet négatif sur les entrées, mais également le contrôle des identités et pour finir, l’invasion illégale des jeux sur
Internet. Cette année, en net recul par rapport à l’an passé, semble encore continuer sur cette lancée, alors que la hausse du chiffre d’affaires des établissements de jeux n’a cessé de se
concrétiser pendant plus de vingt ans !
Le gouvernement français aurait semble-t-il compris l’intérêt de prendre des mesures préventives rapidement afin de soutenir l’ensemble casinotier et cela même de manière rétroactive sur l’an
2008. L’Etat perdrait près de trente sept millions d’euros, les communes environ trois et ces montants ne seraient en aucune manière compensés, si l’on en croit les dires. Bien entendu, les
indexations sur la fiscalité des casinos ne se fait pas à la louche et c’est tout un processus qui est mis en place pour qu’elle se fasse de la façon la plus juste qui soit, en fonction du
produit brut des jeux des casinos et de nombreux autres critères (jeux dont ils disposent, localisation de leur établissement etc..).
Pour le moment, en attendant d’éclaircir certaines modalités d’attribution de machines à
sous adaptées à des jeux de tables, à certains casinos, et autres règles imprécises qui sévissent dans les établissements de jeux, le gouvernement profitera de la libéralisation
des jeux sur Internet, pour glisser sa nouvelle politique d’amélioration de la fiscalité sur les jeux. Véritable raz-de-marée en défaveur des casinos, les jeux sur le web ont porté un coup dur à
la profession, sans parler des autres mesures restrictives abordées plus haut. Néanmoins, les changements sur la fiscalité des casinos devraient peut-être être une bonne nouvelle pour les
nouveaux opérateurs de sites sur la toile et leur permettre de mettre encore plus la pression sur le gouvernement, quant à la taxation sur les jeux en ligne qui elle aussi est trop élevée !!